Ados / Adultes

  • Un auteur de bande dessinée, alors qu'il fait ses courses, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité sur lui. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l'auteur le menace et parvient à s'enfuir. La police est alertée, s'engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région, en stop, battant la campagne, partagé entre remord et questions existentielles.
    Assez vite les médias s'emparent de l'affaire et le pays est en émoi. L'histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d'engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement on connaît mal l'auteur de BD, il pourrait très bien constituer une menace pour l'ensemble de la société.
    Voici le nouveau récit choral de l'imparable Fabcaro, entre road-movie et fait-divers, l'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles.

  • Deux soeurs, leurs maris respectifs et leurs enfants, vont chez leurs parents pour le sacro-saint repas dominical. Tous sont heureux de se retrouver jusqu'à ce que tombe la question qui va les plonger dans une funeste tragédie : "De quoi pourrait-on parler ?" Formica, le nouveau livre de Fabcaro (l'auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï) est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes.
    Formica rassemble, au delà de la famille protagoniste du récit, tout ce qu'on a jamais osé faire et dire lors de nos repas de famille.

  • En décembre 2011, lors d'un atelier en pays Cathare, il croise la route d'une jeune plasticienne en résidence, originaire de Cuzco, qui, selon lui, « dégageait une énergie qu'on sentait jaillie de cette terre lointaine dont je ne savais rien ». Entre eux va naître une forte complicité artistique et humaine. Dès lors, il n'a qu'une obsession : se rendre dans ce pays. Ce qu'il finira par faire en juillet 2012, s'engageant dans un périple qu'il souhaite le moins préparé possible afin d'en conserver toute l'authenticité, la virginité du voyageur qui a tout à découvrir, refusant d'être parasité par les clichés et les préjugés. Hélas, depuis sa sortie initiale, vous connaissez maintenant la triste vérité, Fabcaro n'est JAMAIS allé au Pérou et ce carnet de voyage est un faux... Mais quel faux ! Un faux totalement hilarant qui torpille tous les poncifs du carnet de voyage et prends un plaisir sadique à démonter les impostures littéraires du genre.

  • La Bredoute est votre nouveau catalogue de vente par correspondance, pour la maison, le jardin et les voyages, pour vous mesdames, mais aussi pour vous messieurs. Et pour les enfants. N'hésitez pas non plus à consulter nos pages bricolage ou électro-ménager. Toutes les nouvelles tendances, les accessoires "malins" qui feront de vous des femmes modernes, des hommes à la page et des enfants choyés. Consommez en toute sérénité, grâce à nos prix "charisme" où "Coolcool" pour les meilleurs instants "plaisirs" de votre vie pleine de bonheur, d'objets originaux et tellement bien conçus. La vie est belle avec nous comme entre vous et l'avenir vous appartient également...
    Reboot plus que simple réédition du premier livre de Fabcaro publié chez 6 Pieds sous terre en 2007, cette nouvelle mouture de La Bredoute gagne 8 pages, de la couleur et change de présentation afin de vous offrir une nouvelle saison printemps/hiver de votre catalogue préféré d'objets malins et décomplexés.

  • « En attendant, c'est les petites punchlines de deux amis dont un s'est fait plaquer, des instantanés, des petits morceaux de désoeuvrement, des bilans de rien, des réflexions de bitume et d'appart mal rangé, de rupture amoureuse et de lendemains de fêtes, comme ça, en attendant que ça passe, le temps d'un mois d'octobre en suspens. » - Fabrice Caro « On n'arrivait pas a prendre une décision sur un projet... alors, en attendant, j'ai demandé à fab de me montrer ses écrits, j'ai pris un ou deux mois pour dessiner... hors des cases... la possibilité du dessin. Simplement me frotter à ses textes sans qu'il me vampirise. Il me donne la liberté totale de représentation, alors je dessine ce que je veux, en rouge et bleu parce que j'ai acheté un lot sur une brocante. Ses punchlines, c'est de l'amour 2018, ça sent la nuit et les matins raides, les tiraillements, les instants seconds, j'ai pas toujours collé mes dessins au texte, des fois les émotions du texte me faisait penser à un autre truc... des sentiments parallèles. Je sais ce qu'il veut raconter. » - Gilles Rochier Second volume de la collection Asterozoa, consacrée au dessin contemporain, En attendant est une collaboration entre deux auteurs de bande dessinée aux univers singuliers et pas forcément complémen-taires. Fabrice Caro écrit une série de punchlines retranscrivant une conversation entre deux amis, instantanés d'émotions attrapées en vol, conversation livrée à Gilles Rochier qui, avec deux crayons de couleurs (rouge et bleu), va les accueillir dans son univers graphique, les laisser rebondir au fil de sa pensée. Le tout est mélangé à la manière d'un cut-up, construisent de nouveaux rapports entre textes et dessins, un nouveau fil de pensée, une matière qui raconte des instants du monde et des fragments de vie.

  • Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l'admire. Mais hélas la vie n'est pas un long fleuve tranquille... Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu'une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ?
    Un hommage appuyé aux romans-photos et aux collections de romans à l'eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature de gare, laissez-nous vous proposer l'idée qu'on peut, en fait, aller beaucoup plus loin, grace à Fabcaro.

  • Un cow-boy recherché dans tout le Far-west pour avoir imité Jean-Pierre Bacri. Des playmobils. Un auteur de bande dessinée qui va manger chez une tante qu'il n'a pas vue depuis quinze ans. Un débat littéraire. Quelqu'un qui est gravement malade. Des indiens. Des poursuites à cheval sans cheval. « Quand j'étais enfant, je jouais dans l'escalier à inventer des histoires de cow-boys avec mes playmobils, il y avait toujours la télé en fond qui venait interférer dans mes histoires et cela donnait des scenario décousus et incohérents qui étaient pour moi parfaitement crédibles. Et puis un jour, l'incohérence m'a dérangé. Un jour, je n'ai plus été enfant. Et puis un jour, finalement, si, de nouveau. » Fabcaro.

    Fabcaro, dessine depuis l'enfance et décide de s'y consacrer pleinement à partir de 1996. Il travaille pour la presse ou l'édition, pour différentes revues de bande dessinée (Fluide Glacial, Psikopat, Jade, Tchô !, L'Echo des Savanes, CQFD... Il a publié chez des petits éditeurs comme chez des gros des ouvrages pleins d'humour ou il passe à la moulinette le comportement de ses contemporains, sans oublier de s'égratigner en premier lieu. Après « Carnet du Pérou » qui fut l'un des livres d'humour marquant de 2013, sélectionné pour les prix d'Angoulême en 2014, son dernier ouvrage chez 6 Pieds sous terre, « Zaï Zaï Zaï Zaï », paru en 2015 est un énorme succès, tant public que critique, couronné par de nombreux prix et sélections.

  • Le roux

    Fabrice Erre

    On a eu droit aux profs, aux motards, aux pompiers, puis aux blondes, aux blagues à Toto, aux divers prénoms. Dans un grand élan de drôlerie face à ces produits au marketing prononcé, 6 Pieds sous terre a décidé d'investir les lieux, d'à son tour aller coucher dans les niches des voisins, là ou l'herbe est plus verte et les roux plus... roux. Ainsi, Fabrice Erre nous a concocté le quotidien du roux, ses peurs, ses combats et son rapport au monde. Attention, il ne s'agit pas des roux mais bien du roux, avec ses questionnements, ses particularités et ses surprises (et il en a, et elles sont de tailles...). Ainsi l'on assistera pas à une débauche de gags affligeants et déclinables à l'infini des catégories sociales ou humaines. Non, notre roux n'est pas le dindon de la farce que l'on moquera pour ses signes extérieurs visibles, son particularisme. Oui, il peut faire le chemin tout seul, c'est un être pensant, un être pensant roux. A quoi penseriez-vous si vous étiez à la place du roux ? La «Erre touch» si particulière, fait là encore merveille : c'est fin, toujours drôle, toujours humain et donc toujours inattendu. Une ode à la différence ou il faut sans cesse combattre les idées reçues. Et notre roux cache la forêt des stigmatisé.e.s et des rabaissé.e.s, car cette fois-ci, en tant que victime, il est déclinable à souhait face aux haines et moqueries du moment... L'air de rien, Fabrice Erre en profite pour démonter les clichés qui s'accrochent à nos basques.

    Cette édition cartonnée comporte 8 nouvelles pages inédites.

  • Paris tremble ! L'insaisissable Démonax échappe toujours à la police française.
    Le commissaire Lepitre s'arrache les cheveux à tenter d'élaborer des plans pour capturer l'ennemi public n°1. Cependant, dans l'ombre, des individus malveillants échafaudent leurs plans machiavéliques. Qui croirait que Démonax lui-même est en danger ? Et que la République, voire l'Humanité toute entière, sont menacées avec lui ?

  • Ainsi s'ouvre le nouveau livre de Denys Moreau : un matin au réveil, une partie de la soirée précédente échappe à la mémoire du narrateur. Il est assailli par de terribles symptômes touchant aussi bien au corps qu'à l'esprit. dans son lit se trouve... Lucrèce. enfin métonymiquement, puisque c'est le texte De la nature des choses qui partage ses draps.
    Vous l'avez compris, notre conteur a la gueule de bois, confirmant ainsi le titre : Lendemain de cuite avec Lucrèce.
    Il nous emmène naviguer dans le texte philosophique (avec des vrais morceaux de Lucrèce dedans), slalomant entre les affres de son indisposition, et menant une enquête digne d'un épisode du commissaire Maigret. Si le suspense qui tend l'intrigue préserve entièrement le mystère, la chute relève d'une logique implacable.

  • Présentées sous forme de strips aux couleurs bistres - et qui rompent avec l'usage traditionnel du récit court à chute -, les scènes de Vies de la mort agissent par petites touches pointillistes. Peu importe leur ordre de lecture, on suit pas à pas une approche singulière de la question « inordinairement ordinaire » de la mort.
    Très loin d'un simpliste « recueil de gags », le récit insiste, avec acidité, sur le travail de la mort comme un accompagnement quotidien de la vie et non plus comme une simple clôture de celle-ci, dont elle serait l'accident.
    Les situations des vivants résonnent en nous tandis qu'elles parcourent le spectre de notre réalité. L'humour allié au tragique semblent le lien inéluctable qui nous guide à la rencontre de l'ombre funeste.
    Drôle et révoltant, explicite et rêveur, l'auteur nous berce dans nos peurs profondes avec ce livre irradié par l'absurdité des choses.

  • L'histoire du mouvement sectaire protestant révolutionnaire des anabaptistes de Münster est une histoire vraie, peu connue, mais très riche de sens. Elle se passe dans l'Allemagne de 1493 à 1536, à l'époque de Luther, d'Erasme et de Dürer.
    Souvent qualifiés de proto-communistes, les anabaptistes de Münster ont développé une idéologie de la révolution étonnamment moderne, qui trouve de troublantes similitudes avec plusieurs idéologies de notre XXe siècle.
    Dans l'ivresse de leur action, les anabaptistes ont cru toucher de près le faîte de la victoire politique. Mais tout, très vite, s'est précipité vers l'échec, et les anabaptistes furent abandonnés puis trompés par leurs premiers compagnons de route, les luthériens.
    L'Histoire consacra, comme on le sait, les luthériens. En retenant les noms de Luther et de Melanchthon aux dépens de ceux de Joss Fritz, Thomas Müntzer ou Jan van Leiden, l'Histoire a donné raison aux révolutionnaires qui ont su se détourner de l'option radicale, trouvant plus judicieux de pactiser avec les forces politiques dominantes. La véritable défaite politique fut subie par les anabaptistes, anéantis pour ne jamais avoir fléchi, ni accepté la moindre concession.

  • Ici-bas, à Sassafras County, les choses suivent sereinement leur cours. Dans les hautes branches, les cardinaux rouges chantent, la salsepareille fleurit en bouquets épineux et parfumés, et le rapide pour Green Valley arrive toujours à l'heure. Souhaitant profiter de l'allégresse ambiante, Millborough coiffe son chapeau, corrige dans le miroir l'angle du noeud papillon à sa chemise, sort de la maison et, d'un pas décidé, entreprend l'ascension de la Grande Question Existentielle.
    Déambulation bucolique dans un Midwest idéalisé, aux graphismes post-Crumbiens étincelants, Les choses de la vie marque le lecteur tant par son acuité aux questions existentielles que par son humour un brin désespéré. Christoph Mueller joue également la carte expérimentale, usant du format «strip» tout en longueur pour questionner les possibilités du langage de la bande dessinée, use d'anamorphoses, de séquences muettes, de plans multiples et aventureux et d'ellipses inter-strips pour créer un rythme en accord avec l'ambiance du récit. Un exercice à la fois brillant et passionnant.

  • Henri, le lapin à grosses couilles est un faux vrai livre pour enfants (et non l'inverse).
    Hilarante fable sur un petit lapin à lunettes - qui se fait moquer par tous les animaux de la forêt du fait de sa paire de testicules totalement disproportionnée - et deviendra un héros dans sa petite communauté animalière en sauvant Heliette, petite lapine handicapée suite à un accident. On pourra y voir, comme souvent dans les fables, une parabole dont le thème est, on s'en serait douté, un plaidoyer pour le respect des différences. Dans un pur style «il était une fois», Henri le lapin à grosses couilles sait faire rire les grands (parents ou pas) par le pastiche qu'il propose sur la sage littérature enfantine, et bidonne de rire les marmots par l'approche originale de la thématique qu'il propose.
    Initialement paru en 2004, l'auteur, LL de Mars, l'a conçu pour son propre fils.

  • Que se passe t-il quand les adultes perdent le contrôle de la situation ? Quand un verre de vin peut faire basculer le quotidien d'une famille ordinaire vers un cauchemar sans nom ?
    Nous sommes en France, aujourd'hui, dans une ville austère de l'est. June est une petite fille comme les autres. Quand son père Otis ne tient plus ses promesses, quand il laisse son addiction le submerger au détour d'une gorgée d'alcool de trop, les choses ne peuvent pas se passer au mieux.
    June regarde son père tomber. June voit la catastrophe et la prend de plein fouet. Mais June encaisse...
    Et qui sommes-nous pour juger qui que ce soit ?

    J'ai fini par remarquer, au fil de mes lectures et de mes pérégri-nations, à quel point la mythologie du loser magnifique enhardissait encore les foules. Le type se sert de grandes rasades de Scotch, se fout de tout, et tire sur sa clope en restant irrémédiablement cool.
    On nous présente toujours les excès d'alcool sous la forme de la satire légère, on nous montre des bitures potaches, des gueules de bois bon-enfant, des ivrognes clownesques, de ce genre qui, saouls comme des cochons, iront au devant des pires ennuis mais s'en sortiront toujours comme des chefs, le litron encore vaillant à la main...
    Les revers de la médaille les plus triviaux sont rarement observés : les mensonges, les secrets honteux, les vies brisées, les odeurs de pisse et de vomi. Quand ces problématiques vous touchent de près, l'acuité avec laquelle on regarde alors la chose prend une tout autre tournure. et prend l'allure d'une plaie.
    C'est cette plaie que j'ai eu à coeur d'éclairer avec June...
    Nicolas Moog

  • 365 fois 77,8

    James

    Dans la lignée de Comme un lundi, son précédent opus dans la même collection, James continue d'explorer, avec 365 fois 77,8 (soit la vie d'un homme), une veine humoristique humaniste et plus philosophique que dans ses autres travaux, souvent plus acerbe (Dans mon open space chez Dargaud) ou plus critique (Les mauvaises humeurs de James et la Tête x, Pathetik, chez 6 Pieds sous terre). Humaniste mais un peu désespéré parfois, usant de métaphores ou de situations vues et vécues pour raconter, sous formes de courtes histoires, des fables sur le tragique et l'espoir de la communication entre les gens, des bonnes intentions qui se croisent sans toujours se rencontrer, des petits mensonges qu'on fini par aimer, du temps qui passe et des sentiments qui nous travaillent. Des choses certes banales mais universelles que, justement, la plume de cet auteur hyper doué recontextualise, les fait ainsi exploser dans notre esprit, vêtues d'une apparente simplicité.

  • Dans une Petite-Ville-Typiquement-Américaine entre les deux grandes guerres du siècle passé, voici Millington F. Millborough, connu par nombre de ses voisins comme un gentleman excentrique reclus dans son cottage Victorien. Les rumeurs vont bon train sur ce personnage qu'on surnomme The Mighty Millborough... Certains le voient comme l'homme le plus riche du conté, un collectionneur de l'Etrange et de l'Absurde, dont les innombrables liaisons lui ont forgé la réputation d'un célibataire désespérément obsédé sexuel. D'autres prétendent qu'il serait un héros de guerre, le croient quand il prétend avoir combattu aux côtés de Teddy Roosevelt... Plusieurs rapports laissent entendre qu'il aurait disparu durant la révolution Mexicaine (y aurait-il joué un rôle ?). Des bruits courent autour de ses relations plus ou moins louches en Allemagne, ou de son implication dans diverses sociétés secrètes. Il serait également l'auteur de livres rares sur des sujets brûlants et polémiques. Pour ses rares amis, The Mighty Millborough est un gentleman de la vieille école, un aventurier, un coupeur de cheveux en quatre et un sérieux buveur, parfois introverti et mélancolique, contemplateur de la beauté des choses sous toutes ses formes, mu par un besoin insatiable de nouvelles aventures.

  • Comme un lundi

    James

    Paru fin 2006, Comme un lundi est le premier livre de James. Il se compose d'une série de 30 petites histoires muettes dont une partie a été publiée sur l'un des plus fameux blogs BD des années 2000 : Ottoprod inc. - Les mauvaises humeurs de James et de La Tête X La série aborde des moments ou les hasards de la vie parviennent à des conclusions irréfutables -bien souvent à notre dépend- ainsi qu'à ce qu'on pourrait appeler des « grands moments de solitude ». D'un agent de la circulation se prenant pour John Wayne aux différentes situations dans lesquelles on offre des fleurs en passant par la cruelle désillusion sur l'identité du Père Noël, tout concourt, dans d'implacables chutes burlesques, à évoquer au lecteur le sentiment de la perte de l'innocence. Si c'est bien l'humour qui est ici maître des lieux, il reste clair qu'il habille avant tout les petites cruautés que la vie nous réserve, quand le hasard nous donne l'impression d'une comédie bien trop humaine où l'on aurait le premier rôle, bien involontairement. Mais rien de cynique dans la démarche de James, plus prompt à photographier avec recul ces instants tragi-comiques qu'à se laisser submerger par eux.
    Quelques-unes unes de ces histoires ont participé, lors de leur publication sur Internet, au succès considérable du blog de James et de la Tête X, l'un des plus célèbre de la blogosphère graphique.
    James est aujourd'hui un auteur reconnu (et très demandé !) ainsi que le directeur de la collection d'humour Pataquès, chez Delcourt.
    Il publie, en solo ou bien souvent avec son comparse Boris Mirroir, tant chez Audie que Dupuis, Glénat ou Dargaud.

  • Emilie Plateau signe ici son premier livre. Dans la continuité du fanzine éponyme, Comme un Plateau conte avec la patte singulière de cette jeune auteure les aléas de la colocation pour une solitaire, la découverte et l'adaptation à la Belgique pour une Montpelliéraine.
    Un diplôme des beaux arts de Montpellier en poche, Emilie décide partir vivre en Belgique pour dessiner, attirée par l'émulation du cercle actif des auteurs de bande dessinée Belge.
    Relevant les petites bizarreries et incohérences de chacun au fil de son quotidien, du quotidien de ses colocataires, devenus personnages de bande dessinée pour l'occasion, c'est avec une tendresse dénuée de naïveté qu'Emilie Plateau nous raconte son emménagement dans un "kot", à Bruxelles.

  • Avec « Qu'importe la mitraille ! », opus tourmenté réalisé à quatre mains, Matthias Lehmann et Nicolas Moog nous montrent toute l'étendue de la complicité, dans l'adversité, de deux auteurs emblématiques de la bande dessinée alternative. Ils décryptent l'ensemble de leurs parcours artistique et le monde de l'édition dite alternative, des années 1990 à aujourd'hui, à travers des remémorations fragmentées en courts récits. Et c'est à la fois triste et pas triste. Dans la lignée du livre de Tanx, « Des croûtes aux coins des yeux », ils questionnent la réalité de façon outrancière et impudique, causent de la réalité sociale du travail et constatent leurs statuts de losers de l'art. L'humour est grinçant, les crocs-en-jambe fatals et le désespoir noyé dans des flots d'alcool.

  • Après avoir dépeint les vicissitudes de la colocation en Belgique dans son premier livre " Comme un plateau ", Émilie Plateau livre son expérience passée au Québec. C'est toujours avec humour et tendresse qu'elle nous conte son quotidien à Montréal, de la difficulté à revivre en colocation et à s'adapter à la vie outre-Atlantique à ses escapades plus ou moins réussies à Minneapolis puis New York jusqu'à l'arrivée de l'hiver rude et glacial. Son graphisme est immédiatement reconnaissable par son approche minimaliste et la minutie de son style très original, son travail du motif et de la composition, qu'elle prolonge souvent lors d'expositions de dessins découpés et en trois dimensions. De la Belgique au Canada, on y suit les jeunes adultes nomades d'aujourd'hui, pas toujours matures, confrontés aux problématiques du monde actuel. C'est en creux qu'il faut souvent comprendre les personnages qui peuplent ses récits et dont elle retranscrit avec une grande précision les attitudes et les propos.

  • Taches

    B-Gnet

    Après Rayures, paru en 2007 dans la même collection, voici le retour de Jean-François l'éléphant à rayures (sauf que maintenant il a des taches, d'où le titre) et Honoré le panda, dans ce second opus traitant des espèces animales en voie d'extinction qui mettent le boxon partout où elles passent. Accompagnés cette fois-ci de René le Phénix et Octavio (un clochard), nos deux héros se sont mis en colocation et sont entrés dans la police histoire de remettre de l'ordre dans la ville. Meurtre, marée noire, attaque de requins, trafic de drogues, corruption et malversations financières, c'est à toutes les vicissitudes de monde moderne qu'ils sauront trouver des réponses, bien personnelles, mais quand même efficaces selon le point de vue où l'on se place. Armé de son humour particulièrement absurde, irrévérencieux et désarmant, B-gnet flingue la morale et le bon goût comme l'inspecteur Harry dégomme les malfrats : pas propre, mais net et sans bavures. On reste sans voix face aux innombrables détails loufoques qui peuplent les cases et aux réponses imparablement débiles des protagonistes. B-gnet est décidément un OVNI dans le monde la bande dessinée d'humour, la preuve : ce sont les éditeurs qui refusent ses projets qui le disent !
    Mais un jour ils comprendront qu'"ils" sont déjà parmi nous et que B-gnet n'est que leur porte-parole...

  • Parue en grande partie dans le magazine Jade, cette correspondance entre Marc Pichelin et Guillaume Guerse est avant tout une réflexion sur leur travail commun. Modestement, ces deux membres fondateurs des Requins Marteaux interrogent la relation professionnelle qu'ils entretiennent depuis plus de 20 ans. Ils tentent de faire correspondre du texte avec des images, d'associer leur idées sur la pratique de la bande dessinée et de réfléchir ensemble sur le devenir de leur structure : Les Requins Marteaux.
    Le livre se construit au rythme des courriers qui sont échangés. Marc envoie une lettre que Guillaume met en scène. Les regards et les points de vue sont décalés. Il ne s'agit pas d'illustrer, mais bien de faire correspondre des sentiments et des émotions. Ils se parlent de leur vie, ils partagent des réflexions sur leurs travaux en cours et ils échangent sur le métier d'auteur de bande dessinée. Le ton est direct, le graphisme est très libre. Avec pudeur, ils nous font partager le journal intime de leur travail et de leur vie.

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