Buchet Chastel

  • Le fils, c'est André. Le père, c'est l'Absent. La mère, c'est Gabrielle. Mais André est élevé par Hélène, la soeur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines.
    Chaque été, il retrouve sa mère biologique qui vient passer ses vacances en famille.
    De Saint-Céré dans le Lot en passant par Chanterelle et Aurillac jusqu'à Paris, Marie-Hélène Lafon nous transporte à nouveau au coeur d'une famille. Elle décrypte aussi bien ses bonheurs ordinaires que le poids du manque le plus profond, celui qui creuse des galeries dans les vies, sous les silences.
    André n'a de cesse de mendier le père, de cerner les contours de son absence, d'attendre, de guetter, de laisser le temps s'étirer, de se cogner à l'urgence, de composer un portrait en indices et de comprendre en creux qui il a été : un avare du coeur, plein de lui-même, pétri de morgue, étroit, mesquin, beau et aimé par les femmes.
    Avec ce nouveau texte, l'auteure confirme la place si particulière qu'elle occupe aujourd'hui dans le paysage de la littérature française. Toujours aussi puissante, son écriture reste limpide et fluide.

  • On rit. C'est étonnant parce que, pris séparément, aucun d'entre eux ne pensait que la situation les pousserait à l'hilarité - or, de façon tout à fait inattendue, ils font contre mauvaise fortune bon coeur et les voilà qui s'esclaffent et qui se mettent à papoter, retrouvant les réflexes de cour de récréation, mais avec cet air de liberté unique qu'apporte avec lui l'Arbalète filant vers Paris.1975. Tandis que le pays subit les effets du premier choc pétrolier, que les femmes revendiquent leurs droits et que la mixité s'impose dans les cours de récréation, rien ne semble devoir troubler le quotidien des familles d'instituteurs du groupe scolaire Denis-Diderot. À moins que le train du changement ne s'engouffre tout à coup dans les classes et les corps et ne redessine les frontières d'un monde très différent.

  • Après des années de totale galère, Dan et Jon, deux vieux potes, ont décidé de s'associer. Depuis trois ans, leur camp installé en haute altitude dans les Rocheuses propose aux touristes un lieu exceptionnel et sauvage. Là, trek, randonnée, pêche, safari photos sont au programme.
    Un client riche et inconscient a décidé, malgré une tempête de neige qui se prépare, de prendre des photos d'un énorme grizzly qui rôde dans le coin. À reculons, Dan part avec lui à la recherche de l'ours. Le client, malgré les injonctions de Dan, s'approche trop près de l'animal et se fait tuer.
    La tempête se déchaîne et Dan se retrouve avec un cadavre sur les bras. Un mécanisme étrange s'enclenche dans son cerveau : il faut absolument se débarrasser du corps pour avoir la paix. Alors que le scénario qu'il échafaude est parfait, Dan, à la dernière minute, ne résiste pas à voler la montre du mort. Un objet de luxe qui le fascine. À partir de là, les emmerdes vont s'accumuler...
    Nan Aurousseau a un sens certain du suspense. Ses personnages, complètement frappés, emmènent progressivement le lecteur dans leur délire. C'est noir, drôle et très efficace. Un plaisir de lecture.

  • « J'ai l'oeil, je n'oublie à peu près rien, ce que j'ai oublié, je l'invente. J'ai toujours fait ça, comme ça, c'était mon rôle dans la famille, jusqu'à la mort de la grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d'autre pour lui raconter, elle disait qu'avec moi elle voyait mieux qu'avant son attaque. » Le Franprix de la rue du Rendez-vous, à Paris. Ils sont trois : une femme, qui regarde ; Gordana, une caissière ; et l'homme encore jeune qui s'obstine à passer en caisse 4, celle de Gordana, chaque vendredi matin. Cette femme qui regarde, Jeanne Santoire, est celle qui dit « je ». C'est par elle que tout existe. Elle imagine, suppose, une vie, des vies, au présent, au futur et au passé, pour Gordana et pour l'homme.
    Elle creuse aussi des galeries dans sa propre vie qu'elle revisite et recompose. On apprendra qu'elle est fille de commerçants de province, a eu une grandmère aveugle, a exercé le métier de comptable, a aimé un homme et que cet homme est parti.
    Nos vies, nouvel opus de Marie-Hélène Lafon, raconte les solitudes urbaines. Ce texte a comme point de départ une nouvelle, Gordana, publiée au Chemin de fer (2012). Depuis Le Soir du chien, son premier roman (2001), Marie-Hélène Lafon construit une oeuvre exigeante qui, livre après livre, séduit un large public.

  • 1989 : la planète entière, fascinée, suit heure après heure la chute du mur de Berlin ; la peur du SIDA se diffuse ; la mondialisation va devenir la norme... Un avenir meilleur serait-il possible ? La guerre du Golfe va très vite confirmer que le nouveau monde ressemble à l 'ancien.
    Pendant que les évènements se précipitent, les habitants du groupe scolaire Denis Diderot redéfinissent leur place dans la société. Janick Lorrain et Michèle Goubert découvrent qu'on peut vivre sans hommes. Philippe Goubert, indécis, va être soudain confronté à la révélation d'une vocation. Geneviève Coudrier semble inamovible, mais c'est le secret qu'elle cache jalousement qui va soudain faire bouger les lignes.
    Après La Grande Escapade, Un si petit monde joue avec la confusion dess sentiments, l'attirance pour la vie et pour la mort, l'amertume et le plaisir... Le lecteur retrouvera dans ces pages tout ce qui fait le charme délicat des romans de Jean-Philippe Blondel.

  • Joseph est ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal. Il a bientôt soixante ans. Il connaît les fermes de son pays, et leurs histoires. Il est doux, silencieux. Il a aimé Sylvie, un été, il avait trente ans. Elle n'était pas d'ici et avait beaucoup souffert, avec et par les hommes. Elle pensait se consoler avec lui, mais Joseph a payé pour tous.
    Sylvie est partie au milieu de l'hiver avec un autre. Joseph s'est alors mis à boire, comme on tombe dans un trou.
    Joseph a un frère, marié, plus beau et entreprenant, qui est allé faire sa vie ailleurs et qui, à la mort du père, a emmené la mère vivre dans sa maison. Joseph reste seul et finira seul. Il est un témoin, un voyeur de la vie des autres.
    Joseph est le nouvel opus de Marie-Hélène Lafon.

  • La montagne. Un village isolé. Dans les parois rocheuses qui le surplombent, se trouve une grotte appelée 'la grotte aux fées'. On dit que, jadis, les fées y cachaient les bébés qu'elles volaient.
    A l'écart des autres habitations, Mariette et son fils ont construit leur vie, il y a des années. Ce fils, étonnante force de la nature, n'a jamais prononcé un seul mot. S'il éprouve une peur viscérale des hommes, il possède un véritable don avec les bêtes.
    En marge du village, chacun mène sa vie librement jusqu'au jour où, au cours d'une randonnée dans ce pays perdu, un touriste découvre une petite fille nue. Cette rencontre va bouleverser la vie de tous...
    Violaine Bérot, dans ce nouveau roman à l'écriture poétique, décrit une autre vie possible, loin des dérives toujours plus hygiénistes et sécuritaires de notre société. Un retour à la nature qu'elle-même expérimente depuis vingt ans dans la montagne pyrénéenne.

  • Margoujols, petit village reculé de Lozère, abrite depuis 70 ans les rescapés d'un cirque itinérant qui proposait un freak show : femme à barbe, soeurs siamoises, homme-éléphant, nain, colosse...   L'histoire s'ouvre surla découverte du cadavre atrocement mutilé de Joseph Zimm, dit « l'homme-homard ». Qui a tué cet ancien membre du cirque des monstres, et pourquoi ? L'enquête menée par l'adjudant Pascalini et son stagiaire Babiloune va révéler des secrets enfouis depuis des lustres dans les hauteurs du Gévaudan.   Lucie, la fille du maire de Margoujols, une jeune femme paraplégique communiquant par l'intermédiaire d'un ordinateur, va épauler les gendarmes dans leur enquête. Elle est aussi la narratrice de cette histoire rocambolesque qu'elle raconte au jour le jour à la manière d'un polar pimenté d'une bonne dose d'humour noir, tout en livrant ses réflexions décalées sur des sujets aussi variés que la littérature policière, le handicap, les artichauts, les cimetières, les réseaux sociaux et, bien sûr, les monstres...

  • Michel aime Bérénice, la femme de sa vie depuis trois semaines. Mais Bérénice le quitte brutalement un matin, au réveil.
    Michel le dépressif, grand consommateur d'anxiolytiques et d'oeuvres de Michel Houellebecq, décide alors de s'atteler au plus grand défi de sa vie : reconquérir l'amour. Ses armes ?
    Les recettes de bonheur délivrées par la collection d'ouvrages de psychologie positive que lui a laissée Bérénice.
    Michel s'est donné douze heures pour devenir enfin heureux et récupérer sa bien-aimée. Alors autant le dire tout de suite : c'est pas franchement gagné !
    Le bonheur est au fond du couloir à gauche est le récit drôlement désespéré de la quête du bonheur sur fond de désarroi contemporain, de faillite du modèle occidental, d'épuisement des idéologies, de crise de la masculinité, d'urgence climatique et de tartines de Nutella.

  • Paul a quarante-six ans. Paysan, à Fridières, Cantal. Cinquante trois hectares, en pays perdu, au bout de rien. Il n'a pas tout à fait choisi d'être là, mais sa vie s'est faite comme ça.
    Paul n'a qu'une rage : il ne veut pas finir seul, sans femme.

    Annette a trente-sept ans. Elle est la mère d'Eric, bientôt onze ans. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle vient du Nord, de Bailleul. Annette a aimé le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien, ni à le sauver du vertige de l'alcool, ni à faire la vie meilleure. Alors elle décide d'échapper, de recommencer ailleurs, loin.

    D'où l'annonce. Paul l'a passée. Annette y a répondu.

    Sauf qu'il y a les autres. Le fils silencieux, et la mère d'Annette. Et les autres de Paul, ceux qui vivent avec lui à Fridières. Les oncles, propriétaires des terres. Et la soeur, Nicole, dix-huit mois de moins que Paul, qui n'a pas de mari pas d'enfant.

    L'Annonce, nouveau roman de Marie-Hélène Lafon, raconte cette histoire d'amour.

  • Un homme attend une femme. Depuis combien de temps ? Il ne se souvient pas. Un homme attend une femme qui tarde à se montrer. Il est chez lui, marche et trépigne, passe de pièce en pièce, regarde par la fenêtre, désirant plus que tout qu'elle frappe à sa porte. Son agitation, ses déplacements nerveux et son impatience seraient le fruit de sa pensée, de ses rêveries. Un homme attend une femme qui ne viendra pas parce qu'elle n'existe pas. Il sait que son souhait de la rencontrer est illusoire, mais il ne peut s'empêcher d'espérer.
    Loïc Demey aime bousculer la langue afin de la mettre au service du récit. Une seule phrase, qui respecte le mécanisme de tension et de détente et qui joue sur le rythme, compose Aux amours.

  • En 1945, dans une ville d'Allemagne occupée par les alliés, un photographe de guerre anglais ne parvient pas à rentrer chez lui. Alors qu'il couvrait la défaite allemande, il a assisté à la libération d'un camp de concentration. Depuis, il ne trouve plus les mots.
    Logé dans le même hôtel que le colonel qui commandait le régiment qui a libéré le camp, il tisse avec ce dernier des liens d'amitié, fondés sur la vision commune de l'horreur. Un soir, le photographe expose son idée : il veut partir à travers l'Allemagne pour photographier les gens devant leur maison.
    Il espère ainsi, peut-être, découvrir qui sont ceux qui ont per- mis l'existence des camps. Le colonel met à sa disposition une voiture et un chauffeur de son régiment. C'est un très jeune soldat qui vient d'arriver et qui n'a rien vu de la guerre.
    Ils partent au hasard sur les routes. Le photographe est hanté par ce qu'il a vu, le soldat par des évènements intimes sur- venus chez lui, en Angleterre. La Terre invisible raconte ce voyage.

  • Sitam, jeune homme fou de jazz et de littérature, tombe amoureux de la môme Capu. Elle a un toit temporaire, prêté par un ami d'ami. Lui est fauché comme les blés. Ils vivent quelques premiers jours merveilleux mais un soir, sirènes, explosions, coups de feu, policiers et militaires envahissent la capitale.
    La ville devient terrifiante...
    Bouleversés, Sitam et Capu décident de déguerpir et montent in extremis dans le dernier train de nuit en partance. Direction la zone - « la grisâtre », le pays natal de Sitam. C'est le début de leur odyssée.
    Ensemble ils vont traverser la banlieue, l'Europe et la précarité...
    Nerveux, incisif, musical, K.O. est un incroyable voyage au bout de la nuit. Ce premier roman, né d'un sentiment d'urgence radical, traite de thèmes tels que la poésie, la maladie, la mort, l'amitié et l'errance.
    Il s'y côtoie garçons de café, musiciens sans abris et imprimeurs oulipiens. Splendide et fantastique, enfin, y règne le chaos.

  • Les lauréats voient leur texte publié dans un recueil édité par les éditions Buchet/Chastel, sous la houlette de l'association du Prix du jeune écrivain.
    Le jury du prix est tournant et se compose d'écrivains (Carole Martinez, Bernard Quiriny, Sylvie Germain, Dominique Fabre...)

  • « La maison n'est pas belle, la maison n'est pas propre, la maison n'est pas rangée. La serrure est cassée. Mon père l'a brisée une nuit, de trois coups de pied. ».
    Toute fin des années 60, début de l'été. Une petite ville morne des Alpes surplombée par une montagne au sommet de laquelle une énorme statue de la Vierge veille sur la vallée.
    Au sein d'une famille dévastée, le père se suicide régulièrement en avalant tous ses cachets de Belladone. La mère est autoritaire. L'aîné, égoïste et brutal, est obsédé par la préparation d'une compétition sportive dont dépend, croit-il, tout son avenir. La soeur cadette, elle, est réduite au silence.
    Comment exister dans ce petit univers étouffé par la violence ? Par où fuir ? Comment s'échapper ? Dans ce court roman noir écrit au cordeau, le narrateur, dernier des enfants de la famille, fait vibrer sa mémoire tout en cherchant une issue vers la liberté.

  • J'ai fait une rencontre surprenante dans le train. Un peintre chinois, parlant français. Dans la peinture chinoise, m'a-t-il expliqué, le spectateur n'est pas extérieur au tableau, il est au contraire plongé dans un paysage qui est une composition de différents lointains. On n'observe pas le paysage, on y séjourne, on s'y promène, on y voisine...» Henri, un jeune artiste, arrive après un long voyage sur l'île de B. Il est venu rendre visite à Youna, la femme qu'il aime et qui s'est détournée de lui. L'action se passe au début du 20eme siècle en Bretagne, et se déroule en vingt-quatre heures. Le lecteur, voyeur, va suivre les tribulations d'Henri sur l'île pendant cette journée fatidique. Comme dans un véritable tableau chinois, il séjournera dans ce paysage magique et poétique. Il fera de multiples rencontres. Jusqu'à la chute finale - et tragique. De terre et de mer est le troisième roman de Sophie Van der Linden. L'auteur confirme encore ici son talent et, comme dans La Fabrique du monde, explore avec acuité les liens qui se tissent et se défont dans la relation amoureuse

  • Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d'annoncer à sa famille qu'elle ne réveillonnera pas avec eux : en quoi cela poserait-il problème dans sa famille athée, de gauche, respectueuse de la liberté de chacun ? Mais c'était oublier l'importance de Noël dans la Péninsule...   Comme au début d'un film d'horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s'apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa soeur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s'employer à la faire changer d'avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux... Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d'aujourd'hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l'appartenance - et à la gastronomie ?   Une subtile comédie à l'italienne qui joue avec les clichés des névroses familiales, de la France et de l'Italie.

  • « En lisant Un été avec Montaigne d'Antoine Compagnon, et en y prenant un vif plaisir, je me suis dit sur le mode de la plaisanterie : à condition de passer l'hiver avec Schubert.
    L'idée a fait son chemin car si les grandes vacances offrent le temps de la lecture ¿ les « pavés » sur la plage ¿ le froid appelle la musique comme une nécessité, un besoin de douceur et d'élévation spirituelle.
    Quarante textes ont vu peu à peu le jour au moment des plus longues nuits de l'année.
    Pourquoi Schubert ? Parce qu'il est le premier des romantiques tout en étant encore classique. Parce qu'il est le plus mystérieux des compositeurs. Parce que son Voyage d'hiver est à la fois profond et accessible, déchirant et réconfortant. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu'elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie.
    Les temps des utopies beethovéniennes n'a pas empêché les guerres et la folie totalitaire.
    Le temps de Schubert est peut-être venu. Le temps de la lucidité, de l'introspection, de l'impermanence, mais aussi le temps de la beauté infinie et de l'amitié, pour regarder le monde avec une tendre curiosité, sans jamais se lâcher la main. »

  • « Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu'on m'a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c'est vrai, une carcasse d'oiseau de proie qu'a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer. » A Fresnes, où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Medhi, c'est du lourd. D'ailleurs, il ignore superbement François qu'il considère comme de la pure gnognotte. François, de son côté, est tout miel, en rajoute et se fait le serviteur zélé et naïf de Medhi. Peu à peu, le lecteur découvre le plan machiavélique de François...
    Des coccinelles dans des noyaux de cerise est un roman noir au rythme enlevé. Nan Aurousseau parle en connaisseur du milieu et brosse avec humour le portrait inquiétant d'un meurtrier hors du commun.
    Un roman grand public.

  • Atteint d'une maladie incurable, Sitam quitte ceux qui partagent son existence. Mais conscient de son erreur, il cherche à retrouver sa compagne. Les tentatives infructueuses s'enchaînent, il se résigne donc à mener une vie solitaire. Alors qu'il semble abandonner tout espoir, la mort de l'un de ses anciens copains l'oblige à revenir dans sa banlieue natale. Un voyage qui le replonge dans le passé. Ils formaient une bande et tous ont grandi entre la déconne, les problèmes d'argent et une soif immodérée d'aventure. En les retrouvant, Sitam mesure l'ampleur de l'attraction qu'exercent sur eux la banlieue et la dureté de l'existence qui s'est imposée à eux. Une confrontation qui le pousse à s'interroger sur ses choix.
    Suite de K.O., Carnaval peut se lire indépendamment. On y retrouve encore plus affirmé le style musical, dansant, polyrythmique de l'auteur. Pourquoi Carnaval ? Pour la fête bien sûr, et pour le grand défilé des détraqués incarnés par ces personnages hauts en couleur. Dans la célébration comme dans les enterrements, le rire flirte toujours le désespoir.

  • Meiringen, Suisse.
    Les pompiers dégagent l'accès à l'hôtel Baker Street. Cet établissement, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d'une avalanche.
    Personne n'imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans la chambre froide reposent les cadavres de dix universitaires. Tous sont venus là, invités par l'éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes.
    Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d'holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer... Hommage, plein de rebondissements, à Sherlock Holmes et à Agatha Christie;
    Regard amusé sur le petit monde de l'Université ; humour et légèreté. Pour lutter contre la déprime ambiante, Le Mystère Sherlock est idéal !

  • À vingt ans, beau comme un demi-dieu, Brahms fait une rencontre qui va changer sa vie et le cours de l'histoire de la musique. Schumann célèbre son génie, tandis que le jeune homme tombe amoureux de Clara Schumann - la femme du compositeur et la plus grand pianiste de ces années.

    Une tragédie succède à cette épiphanie : Schumann est enfermé, il meurt, et le destin de la musique allemande échoit entre les mains de Brahms.

    Alors que le monde de l'art ne jure plus que par l'innovation et le progrès, Brahms va se lever, seul contre tous, et démontrer qu'on peut aller encore plus loin en regardant derrière soi. Chantant les beautés de la nature et puisant au plus profond de lui-même, il écrira la musique la plus parfaite et la plus originale qui soit.

    Après Un hiver avec Schubert, Olivier Bellamy guide le lecteur dans l'oeuvre et l'histoire de Brahms en 44 textes ciselés, documentés et sensibles. Le compositeur le plus secret de son époque nous devient aussi proche qu'un membre aimé de notre propre famille...

  • Le présent volume rassemble la totalité des nouvelles de l'auteur publiées chez Buchet/Chastel (deux recueils : Liturgie 2002, et Organes 2006). Opus suivi de : Bon en émotion, et La Maison Santoire (nouvelles publiées par ailleurs et épuisées).
    Un livre à offrir pour découvrir, ou redécouvrir, un autre aspect de l'oeuvre de Marie-Hélène Lafon. (Les deux recueils publiés chez Buchet n'existent pas au format poche.)

  • « Si ce que je viens de lire est exact, ai-je alors demandé au sacristain, après m'être éclairci la voix, c'est donc vous, monsieur Beck, qui avez découvert le vol ? Il a froncé les sourcils. Le vol ?... a-t-il répété, déconcerté, en se tournant vers le prêtre, comme s'il avait besoin que celui-ci traduise mes paroles. Vous voulez dire « l'enlèvement », m'a fait le père Steiger en cherchant mon regard dans le rétroviseur. » Une nuit d'hiver, enneigée et glaciale. Un village endormi. Un détective privé - le narrateur - arrive sur les lieux pour mener une bien étrange enquête. Ce détective est un timide qui n'aime pas déranger son prochain. Il n'a plus d'argent et n'a pas vraiment l'habi- tude de ce métier. Il ressemble plutôt à un homme qui serait aux abois.
    J'enquête est le nouveau roman de Joël Egloff. Le lec- teur retrouvera avec bonheur ses personnages décalés, sa poésie et son sens de l'absurde.

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