Buchet Chastel

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique.
    Elle reprend le principe de « Pages immortelles », publiée dans les années 30 et 40 chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose d'une présentation de l'auteur choisi ainsi que d'une anthologie personnelle.
    « Verlaine est entré dans ma vie comme la foudre dans une maison fermée. Tout de suite, ç'a été pour moi une affaire de dentelles et de neige, de demi-jour et de frissons, en même temps qu'une histoire de cristal et de fracas, de baisers fous et de larmes ; tout cela en un seul et même mouvement, comme d'un balancier ou comme la marée, qu'il s'agisse de sa vie ou de son oeuvre, les deux étant dans son cas intimement mêlés, reflet ou miroir l'une de l'autre, comme en un rêve exquis. »

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux.

    « Flaubert à cheval.
    Flaubert fut beau.
    Flaubert fut jeune.
    Jeune. Glorieux. Blond, bouclé. Grand et bien fait.
    Flaubert eut mal aux dents.

    Il fut foudroyé à dix-sept ans sur le chemin de Pont-l'Évêque ; on ne sait pas bien par quoi il fut foudroyé ; il le fut et il échappa au Droit et il put commencer à devenir.

    Flaubert est inépuisable.
    Flaubert for ever. » Marie-Hélène Lafon

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux.

    « Les yeux rivés sur L'Idiot, mon père m'en déconseillait sévèrement la lecture : ''Destructeur, démoniaque et collant, trop c'est trop, tu n'aimeras pas du tout, laisse tomber !'' Il rêvait de me voir quitter ''l'intestin de l'enfer'', désignant ainsi notre Bulgarie natale. Pour réaliser ce projet désespéré, je n'avais rien de mieux à faire que de développer mon goût inné pour la clarté et la liberté, en français, cela va sans dire, puisqu'il m'avait fait découvrir la langue de La Fontaine et de Voltaire. Évidemment, comme d'habitude, j'ai désobéi aux consignes paternelles et j'ai plongé dans Dostoïevski. Éblouie, débordée, engloutie. ».
    Julia Kristeva

  • La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet-Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi, suivie d'une anthologie personnelle.
    Le volume que Zweig consacre à Tolstoï est l'un des plus personnels et emblématiques de la collection.
    La présentation de Stefan Zweig s'ouvre sur un Tourgueniev moribond qui, du fond de sa couche, rédige quelques mots à l'attention de Tolstoï pour le supplier de reprendre la plume (« Revenez à la littérature ! C'est votre don véritable. Grand écrivain de la terre russe, entendez ma prière ! »). Avec cette scène inaugurale, Zweig amène aussitôt le lecteur au moment clé de la biographie de Tolstoï : vers sa cinquantième année, l'écrivain russe est victime d'un ébranlement intérieur qui va le pousser à rechercher sans fin, chez les philosophes d'abord, puis dans la religion, le sens caché de la vie. Zweig ne cache pas son admiration pour celui qui s'est alors donné pour mission de se sauver lui-même, et toute l'humanité avec.
    « Tout homme d'état, tout sociologue découvrira dans sa critique approfondie de notre époque des vues prophétiques, tout artiste se sentira enflammé par l'exemple de ce poète puissant qui se tortura l'âme parce qu'il voulait penser pour tous et combattre par la force de sa parole l'injustice de la terre. »

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part - lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient.
    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi ainsi que d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.
    1939. Léon Trotsky vient de fonder la Quatrième Internationale, mais le fascisme triomphe et il sera bientôt minuit dans le siècle. Réfugié au Mexique où il sera assassiné par les agents de Staline l'année suivante, Trotsky livre avec cet essai sur l'actualité de la pensée de Marx l'un de ses derniers textes.

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part - lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient.
    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admi- ration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi, suivie d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de décou- vertes.
    Jean Giono brosse un portrait très personnel et émou- vant de Virgile, depuis sa naissance dans sa Lombardie brumeuse jusqu'à sa mort prématurée. La présentation d'une centaine de pages oscille entre essai, récit et rêve.
    Giono nous livre son Virgile, il raconte le poète autant qu'il se raconte lui-même, dans une langue gracieuse et infiniment poétique.
    « Il a mis toute sa terre dans ses vers. Oh, pas à la façon des journalistes, des reporters, des photographes, et de ceux qui écrivent dans la réalité, qu'ils disent. Il a mis toute sa terre, l'ayant au préalable broyée soigneuse- ment sur son coeur et réduite en fine poudre d'or, en sève et en fumée de brume, pour qu'il puisse en com- poser en toute liberté une terre qui sera valable pour toute la terre. »

  • Réédition d'un titre emblématique de la collection « Les Pages immortelles », publié en 1939 chez Corrêa/Buchet Chastel ; Pages de Schopenhauer, choisies et présentées par Thomas Mann.

  • Stendhal, auteur prolifique, qui illustre mieux que personne la célèbre phrase d'Albert Thibaudet : « Le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible. Le génie du roman fait vivre le possible ».

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    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi et d'une anthologie personnelle.

    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.

    Michel Butor a choisi Victor Hugo. Il a fouillé, remué les vieux cartons du grenier hugolien qui regorge de surprises, livrant au lecteur de longs extraits, souvent inattendus, et même quelques dessins. « Il en fait trop : non seulement le théâtre, mais le roman, non seulement les invectives, mais les chansons, les petites épopées, mais le promontoire du songe ; non seulement la littérature mais le dessin. Il finira par nous prendre toute la place ! »

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    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi ainsi que d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes. « L'odeur de soufre s'était largement évaporée quand j'ai lu les Fleurs du mal pour la première fois. Un demisiècle plus tard, je suis sûr que le livre de Baudelaire, rouvert tant de fois depuis, m'a fait comprendre assez vite que la littérature, et singulièrement la poésie, agrandissait le réel. Baudelaire était bien ce magicien ès lettres » dont il parle dans sa dédicace à Théophile Gautier. Magicien et savant, tour à tour ivre de ses pouvoirs et mélancolique, accablé par la malchance, désigné par le sort pour être un génie malfaisant, qui épouvante sa propre mère. Jeune lycéen, comment ne pas être sensible à cette prose, à cette provocation, alors qu'on exagère tout et qu'on ne veut croire à rien ? »

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part - lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient...
    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet-Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi, suivie d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.

    « Il y a deux raisons au moins de lire Claudel aujourd'hui, deux raisons qui font que la jeunesse n'en finit pas de l'écouter, quand bien même elle ne partage pas ses convictions. La première est sa vision politique qui, très tôt, a été à l'échelle du monde ; la seconde, c'est sa vision de l'amour. L'une et l'autre appartiennent à une pensée catholique à des années-lumière du catéchisme d'avant-guerre. Que l'on puise dans son oeuvre la force de comprendre le monde, multiple et globalisé, ou encore que l'on s'empare des outils pour concevoir le rapport amoureux comme une expérience spirituelle, toujours on est conduit par des chemins non encore explorés avant lui à une mystique, à un rapport à Dieu, qui n'est ni dévot ni savant : Claudel nous offre une image de l'homme renouvelée. »

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    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi ainsi que d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.
    Parlant de Pascal, Michel Schneider a choisi de faire le portrait d'une écriture. Il fait entendre les mots de la dramaturgie pascalienne, ceux qui sont repris et entrelacés, dans des motifs presque musicaux : Dieu, jeu, coeur, joie, ordre, infini, moi, mort.
    « Pascal n'est personne. Il est celui qui ne sait pas qui il est mais qui le sait mieux que personne. Il est chacun de nous. Écrites pour lui seul, amères, sévères, les Pensées parlent à tous ceux qui ont souffert, désiré, perdu. » Lisons donc le recueil de ses plus belles pages comme s'il nous donnait des nouvelles de nous-mêmes.

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part - lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient.
    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admi- ration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'au- teur choisi suivi d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.
    Jacques Réda livre ici « son » La Fontaine, celui des Fables bien sûr, mais aussi celui qu'on a un peu trop souvent laissé dans l'ombre : l'auteur des Amours de Psyché et de Cupidon, des Contes, du Poème du Quin- quina. Au fil d'une promenade avec La Fontaine, apparaît la profonde unité de son oeuvre, qui est peut-être celle aussi d'un caractère « Jamais la barque du vers et son rameur n'ont mieux fait corps avec son courant majestueux, doucement rieur le long des berges avec le campagnol et la poule d'eau, sous la terrasse bordant les bois encore un peu sauvages de Saint-Germain et de Vaux en France. »

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part - lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient.
    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admi- ration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'au- teur choisi, suivie d'une anthologie personnelle.
    Ces rencontres extraordinaires sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.
    Ce texte, réédité aujourd'hui, avait été publié en 1941 dans la collection « Les Pages immortelles ».
    Le grand lecteur de Descartes qu'était Valéry n'offre pas à lire un portrait traditionnel de Descartes. S'il évoque naturellement le philosophe, il insiste davan- tage dans sa présentation « sur la personnalité forte et téméraire du grand Descartes, dont la philosophie, peut-être, a moins de prix pour nous que l'idée qu'il nous présente d'un magnifique et mémorable Moi ». Il peint Descartes comme le héros d'une odyssée intel- lectuelle extraordinaire, le cas le plus étrange qui se puisse imaginer, et livre ainsi un éclairant hommage au grand homme.

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