Maitres Du Vent

  • Plusieurs techniques permettent de réaliser des bateaux en bouteilles, chacune présente ses avantages et ses inconvénients. Il ne saurait être question de critiquer telle ou telle méthode, sachant que le seul fait de réussir un modèle en bouteille galvanise le plus pusillanime d'entre nous. Il a fallu plusieurs années à Max Truchi pour retrouver, à quelques détails près, la technique utilisée par les cap-horniers, au début du XXe siècle ou au milieu du précédent. Il relève dans ce manuel, tous les petits trucs qu'il emploie, souhaitant ainsi faire franchir le pas aux derniers hésitants.

  • L'auteur relate quelques-unes des plus grandes tragédies maritimes, en y mêlant toujours l'anecdote, celle qui révèle les gens de bonne volonté, les hommes courageux qui ont su prendre les initiatives imposées par les circonstances.
    On lira l'extraordinaire aventure de Kurt Carlsen appelé "capitaine courageux" sur le Flying Enterprise, prêt à demeurer et à mourir sur son navire qui recelait une cargaison secrète. On s'étonnera avec le Commandant du Champollion de voir surgir devant lui les éclats d'un phare qui ne figurait pas sur les cartes maritimes. Bien d'autres navires sont encore évoqués : le Lusitania, le Normandie, le Titanic, le Saint-Phillibert, le Joala, le voilier-école Pamir et malheureusement les terribles marées noires.

  • Le plaisancier ordinaire, même hauturier, cherche les mers chaudes, les vents modérés, les escales confortables, et se complaît dans les satisfactions balisés d'itinéraires paisibles. Patrick de Kersaintguilly n'est pas un plaisancier ordinaire. Son choix est de s'aventurer dans les exploits les plus risqués, dans les latitudes les plus inclémentes, dans les tempêtes et les eaux glaciales du Grand Nord, parmi les glaces et les icebergs. Il y trouve aussi aussi des joies rares "qu'aucun terrien ne connaîtra jamais". Ces pages le disent et le prouvent. Elles sont aussi un hommage à son voilier, compagnon de onze ans de bourlingue. 60 PHOTOS COULEURS, 6 CARTES N&B

  • Il nous arrive rarement, dégustant de sublimes sardines de bolinche " Label rouge ", sorties de leur boîte, de nous demander d'où elles viennent.
    Gérard Fournier, photographe à Concarneau, est remonté pour nous à l'origine, ce qui nous vaut ce recueil de superbes photos de sardiniers au labeur (les hommes et les bateaux).
    Ce photographe amoureux de la mer, a suivi les bolincheurs (du nom du filet qu'ils utilisent - la bolinche) sur leurs lieux de pêche. Il est difficile de déterminer à travers ses prises de vue, qui du bateau, du filet, de la mer ou des hommes tient la vedette au fond de son coeur (à moins que ce ne soient les mouettes_!). Mais peut-être n'est-ce qu'un même goût du travail bien fait et une certaine humilité qui a réuni le photographe et les pêcheurs de Concarneau, ceux-là même qui "ignorent l'existence de cette espèce de cormoran à téléobjectif", comme l'écrivait Daniel Hillion, dans sa préface à son précédent livre.
    Gérard Fournier est aussi l'auteur de Chalutiers dans la tempête et de Voiles de légende (parution avril 2008) chez le même éditeur.

  • Tout autant que le document définitif, abondamment illustré, sur l'itinéraire du " mal aimé " des bateaux français, il s'agit là d'un livre militant qui tente d'apporter des réponses à la question: "Pourquoi l'a-t-on abandonnéoe".
    Le France, devenu Norway, est en cours de démolition sous le nom passe-partout de Blue Lady dans les chantiers d'Alang, en Inde.
    Il fallait la plume alerte et nostalgique de Daniel Hillion, qui suit l'aventure du France depuis ses origines, pour raconter et faire revivre celui qui reste "le plus beau bateau que la mer ait jamais porté". Un document émouvant remarquablement documenté.
    Daniel Hillion ex-journaliste à Ouest-France et au Marin est l'auteur de nombreux ouvrages sur les paquebots, dont La Fin de France, Sovereign of the Seas et Mermoz, chez le même éditeur.

  • Voici l'un des très rares livres en langue française sur l'histoire de la plus prestigieuse compagnie de navigation au monde, la Cunard. C'est aussi le plus complet puisqu'il inclut Queen Victoria, récemment lancé, qui y occupe une place importante.

    Plus que centenaire mais toujours en bonne santé, la Cunard est l'une des seules compagnies de navigation à avoir su s'adapter pour traverser plusieurs époques. Prononcer le nom de la Cunard, c'est évoquer, tour à tour, la traversée de l'Atlantique et le fameux Ruban Bleu remis aux bateaux les plus rapides sur cet itinéraire... les installations luxueuses des navires et le plaisir des croisières à travers le monde... les voyages de nombreuses personnalités, sans méconnaître le périple des émigrants vers le Nouveau Monde et la transformation des navires en transports de troupes pendant les conflits. Les principales compagnies concurrentes de la Cunard et leurs navires - qui n'ont pas démérité dans ce combat pour la maîtrise du trafic en Atlantique nord -, sont replacés dans leur contexte historique et économique.

    Nul besoin d'être un spécialiste de l'histoire maritime pour lire ce livre. Que ce soit dans l'iconographie particulièrement riche, les anecdotes ou les rappels à l'histoire, chacun y trouvera son intérêt.
    La préface est signée par le commandant Warwick, ancien commandant de Queen Elizabeth 2 à qui la compagnie a confié la responsabilité de Queen Mary 2 à sa sortie des chantiers de Saint-Nazaire. Depuis, a été lancé Queen Victoria, qui tient également une place importante dans cet ouvrage, le seul en langue française à l'évoquer aussi longuement, en texte ou en photographies. L'illustration occupe dans ce livre une place prépondérante. De nombreux documents enrichissent chacun des chapitres. Qu'ils proviennent de collections privées ou des archives de la Cunard, ils sont tous de grande qualité et, par de nombreux détails, font ressortir le caractère exceptionnel de cette grande compagnie.

  • ACF et Intermarché ont été, à un moment donné - et c'est encore vrai de la Scapêche (Société des armements Mousquetaires à la pêche, filiale maritime d'Intermarché) - le premier armateur français à la pêche hauturière. A travers leur histoire, c'est l'histoire de l'évolution de toute la pêche française qui nous est contée. Un document inédit.

    L'Armement coopératif finistérien se développa à Douarnenez dans les années 1960 et pesa fortement plus de 30 ans sur le port. Au début des années 1990, Intermarché cherche à investir dans la pêche. C'est alors le rachat de l'armement lorientais Lucas, puis de plusieurs bateaux de l'ACF, enfin du concarnois Nicot et de Furic Armement, situé au Guilvinec. Si, actuellement, la Scapêche possède 20 bateaux, ce furent près de 50 unités qui naviguèrent sous ses couleurs depuis 1993. En 2005, la Scapêche fait construire trois nouveaux chalutiers de 46 mètres de long, montrant sa volonté de s'inscrire à long terme dans le secteur. Et cela à un moment où la pêche hauturière - autrefois dite « industrielle » - connaît des limites imposées par la réglementa tion consécutive à la diminution de la ressource. Montrer ce que furent ces armements dans leur diversité, en privilégiant la photographie, rassembler dans un même ouvrage des bateaux, qui, par définition, naviguent en haute mer et donnent peu l'occasion d'être vu, telle est l'ambition des deux auteurs, passionnés par l'univers marin.

  • Dans l'ancienne marine, celle de la voile, on sait qu'une femme à bord n'était pas considérée comme un bon présage. Mais, depuis des temps très anciens, en dépit des croyances ou superstitions, des femmes suivaient leurs maris-capitaines dans leurs longues navigations au long cours. C'est aux femmes de capitaines à bord des voiliers long-courriers, au tournant du xxe siècle qu'Etienne Bernet s'intéresse surtout. L'auteur a pu identifier quarante-cinq épouses autorisées à embarquer entre 1897 et 1921. Le phénomène n'est donc pas marginal et, comme beaucoup de leurs ancêtres, la plupart d'entre elles embarquent pour leur voyage de noces qui, parfois, tourne au cauchemar.
    Un étude originale, fortifiée par de nombreux et passionnants témoignages et illustrée d'une cinquantaine de documents rares, rassemblés pour la première fois.

  • Ces navires spécialisés équipés pour la lutte contre les incendies interviennent en zones maritimes ou fluviales et sont armés par des sapeurs-pompiers. Leurs puissantes pompes et leurs canons déversent des trombes d'eau sur les feux de navires ou de docks et d'entrepôts.
    Au cours de l'histoire, ils ont évolué au rythme des progrès nautiques et de ceux des matériels de lutte contre l'incendie. S'il ne s'agissait initialement que de simples pompes à bras embarquées sur barges, elles furent rapidement remplacées par des embarcations autonomes équipées de chaudières et de pompes à vapeur, pour devenir des bateaux autonomes aux qualités manoeuvrières éprouvées et équipés de pompes à incendie à la puissance inégalée.
    Richement illustré de photographies inédites de bateaux-pompes souvent en action, de toutes époques et de tous pays, ce troisième volume de la collection Navires spécialisés retrace deux siècles d'évolution des bateaux-pompes.

  • En 1879, naissait à paris le peintre de la marine le plus fécond de tous les temps.
    Georges taboureau, connu plus tard sous le nom de sandy-hook, n'a que onze ans lorsqu'il réalise ses premiers dessins de bateaux. s'en suit une fringale de production qui ne le quittera plus jusqu'à sa mort, en 1960. en 1941, pour le renouvellement de sa carte de peintre de la marine, il fait le point: "messageries maritimes depuis 33 ans, chargeurs réunis depuis 29 ans, société navale de l'ouest depuis 9 ans, compagnie auxiliaire de navigation depuis 10 ans, compagnie générale transatlantique depuis 11 ans.
    ". mais sandy-hook a travaillé pour bien d'autres compagnies: fraissinet, compagnie mixte, paquet, worms, charles le borgne, cunard, canadian pacific. et de nombreux chantiers navals: penhoët, de la loire, de la gironde. ce livre vous embarque, depuis le carnet suisse de la jeunesse de l'auteur jusqu'aux années cinquante, pour une croisière de plus d'un demi-siècle autour du monde en ricochant de compagnie en chantier, de bateau en bateau.

  • Dimanche, au milieu du Pacifique. Seul sur sa passerelle, l'homme de veille chantonne et d'étranges mouvements agitent ses jambes. "Qu'avez-vous à remuer ainsi?" demande le Capitaine. Sans s'arrêter, l'agité répond: "Y a qu'à l'heure qu'il est, y a p'tit bal à Paimpol; ça vous dérange si je danse?" Voilà le ton du beau récit d'Henri Bourdereau: émotion, fraternité, poésie. Sans grandiloquence, sans jamais forcer le trait, il nous raconte la vie difficile des gens du long cours, ces routiers de l'océan que les rigueurs de la concurrence privent d'escales. Le bateau chargé, souvent loin des villes, il faut repartir pour un périple de neuf mois: Bretagne, canal de Panama, mines du Pérou, aciéries du Japon, retour au Pérou, nouvelle visite au Japon, avant de regagner la Bretagne.
    "Embarquez-vous pour ce voyage. Vous y rencontrerez, guidé par le meilleur des commandants, drôle, conteur magnifique et reporter honnête, la tribu des marins; des êtres qui nous ressemblent sauf en ceci, qui est peut être l'essentiel: ils ont été plus loin que nous dans le rêve, aux lointains et en eux-mêmes." Erik Orsenna.

  • Un livre essentiel et unique sur la tragique traversée inaugurale du Titanic, par l'un des plus grands photographes du XXe siècle.
    Pour un grand nombre d'historiens du Titanic, l'importance du révérend père Browne est due au fait qu'il a débarqué du paquebot à Cork, en Irlande, avec la plus grande collection existante de photographies prises à bord du navire. Certains des clichés du paquebot et de ses passagers sont parus en première page des journaux du monde entier relatant le naufrage en 1912 et la disparition de plus de 1500 âmes. Cet ouvrage retrace l'histoire de sa traversée à bord du Titanic et est largement illustré par les photographies de son album personnel, pour la plupart inédites. Réunies par le père Browne lui-même, elles constituent un trésor d'archive inestimable.

  • Retraçant l'histoire des 45 car-ferries construits dans les chantiers français, ce livre est l'aboutissement d'une longue recherche.
    Richement illustré, il fait découvrir les profonds changements intervenus dans la conception et la construction des car ferries du Compiègne, le premier construit en France en 1958, au "navire à grande vitesse" desservant la Corse en 1996. Les auteurs dressent un tableau complet des réalisations des chantiers français, connus dans le monde entier pour leur savoir-faire.

  • À l'extrême pointe de l'Amérique du Sud, le cap Horn, vigie des mers australes, a été longtemps un enjeu économique de premier ordre pour le commerce
    mondial. C'est l'aventure des grands découvreurs puis des marins plus modestes, mais tout aussi courageux, qui l'ont emprunté que relate Jean
    Randier. Et puisque le Cap a toujours fait peur, il fallait des bateaux à la hauteur pour l'affronter.
    À l'extrême pointe de l'Amérique du Sud, le cap Horn, vigie des mers australes, dresse son noir éperon rocheux au carrefour du Pacifique et de l'Atlantique Là, deux cents jours par an, le vent souffle en tempête, la mer y est creuse, l'embrun glacé, et les voiliers qui transitent livrent contre les éléments déchaînés de terribles batailles. L'aventure commence en 1616, quand les Hollandais Schouten et Lemaire cherchent et trouvent, cap à l'ouest, un passage vers les Moluques, les fabuleuses "îles aux épices". Puis viendront les aventuriers du Pacifique et les grands découvreurs: Cook, Bougainville, La Pérouse... À leur tour, les clippers de la ruée vers l'or de Californie et d'Australie doubleront le cap Horn et, enfin, les grands voiliers carrés en acier de la laine et du nitrate.
    Écrite par un marin, accréditée par les anciens du long-cours et par l'Amicale des capitaines cap-horniers, cette fresque retrace près de quatre siècles d'aventures à la voile au grand large. Préfacé par Paul Guimard, précédé d'une introduction du commandant Léon Gautier, ancien grand mât des cap-horniers, Hommes et Navires au cap Horn est désormais un grand classique des livres de mer.

  • Rassembler dans un livre tous les car ferries qui ont, ne serait-ce qu'une brève période, porté le pavillon français et présenter l'histoire des compagnies qui les ont armés, est l'important travail auquel se sont attaqués les auteurs.
    L'introduction consacre la place occupée par les armements français dans la flotte internationale des transbordeurs. Établie à partir de données sûres, elle fait apparaître des faits peu connus ou ignorés. Un important chapitre relate, pour la première fois, l'histoire maritime de la SNCF.

  • Dumont, jeune capitaine au long cours prend le commandement du Silvacane. C'est un pétrolier de 25 000 tonnes plutôt "fatigué" que vient d'acquérir une petite compagnie de cabotage qui se lance dans la navigation internationale.
    Le premier voyage est prévu de l'Algérie au Brésil mais au lieu de revenir en Europe, le Silvacane poursuit une errance de plus de cinq mois autour du globe. L'Argentine, les USA, le Japon et l'Iran le verront tour à tour.
    En arrivant enfin au Havre, Dumont résumera son périple: trois océans, quatre continents, les deux canaux interocéaniques, 35 000 milles, 100 000 tonnes de pétrole, un mort, un fou et un cyclone.
    Le tour du monde du Silvacane raconte l'histoire des gens de mer, ces marins long-courriers ordinaires entraînées dans des voyages qui le sont moins et la solitude du commandant face à ses responsabilités.
    Henri Bourdereau, capitaine au long cours, a été primé pour son précédent ouvrage Lettres du Pacifique chez le même éditeur.

  • France est trop présent dans nos mémoires pour ne pas constituer à lui seul un élément du patrimoine maritime dont il convient de préserver le souvenir.
    Pascal Halley passionné par ce paquebot, nous livre ici ses meilleures images des emménagements. Beaucoup font découvrir des pièces rarement vues et d'autres soulignent, par l'angle de prise de vues, la décoration recherchée pour ce transatlantique de légende. Le souvenir que le lecteur retirera de cet album sera sans nul doute celui d'un paquebot à bord duquel il faisait bon vivre et naviguer, mais aussi celui d'un navire qui nous a procuré de grands moments de fierté et dont la disparition prématurée sous nos couleurs a été douloureusement ressentie.
    "Le souvenir de France n'est pas près de s'effacer de nos mémoires et de nos coeurs._" Charles Offrey, préfacier de l'album.

  • En décidant d'intituler son ouvrage L'Antiquaire de marine, Jean Randier tenait à rendre au vieux vocable "antiquaire" son vrai et son plus large sens.
    Il a eu le sentiment qu'il ne fallait pas faire de ce livre un simple catalogue descriptif. Non seulement les pièces doivent être replacées dans leur époque mais elles doivent retrouver le cadre de leur usage quotidien. Cela l'amène à parler de leur utilité, de leurs avantages, de leurs défauts et de leur évolution inévitable au cours des siècles au fur et à mesure des progrès nautiques.
    Un guide précieux pour les collectionneurs et les historiens mais aussi pour le simple curieux des choses de la mer.
    Jean Randier était historien maritime, capitaine au long cours, membre de l'Académie de Marine, et l'auteur de nombreux livres primés consacrés au patrimoine maritime. Il faisait autorité dans le domaine. On lui doit, entre autres, L'Instrument de marine, Hommes et navires au cap Horn, Grands voiliers français et La Royale, histoire illustrée de la marine nationale (disponibles chez le même éditeur).

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