Editions Sutton

  • Au moment de conclure le premier tome sur La Vendée disparue, l'auteur avait émis le souhait que les lecteurs viennent nombreux enrichir la collection des photographies sur les sites, monuments et autres scènes de la vie d'autrefois en Vendée. Il a été entendu. Les albums de famille se sont ouverts et de nombreux clichés, gravures et lithographies, en particulier sur les églises et châteaux disparus ou transformés depuis la fin du XIXe siècle, sont maintenant livrés à la publication.

    C'est une « autre » Vendée monumentale que nous visitons ici. Au fil des pages, entre les destructions des guerres des siècles passés et ces églises que l'on décide de raser parce qu'on les juge trop petites, sacrifiant du même coup des ensembles architecturaux que l'on considérerait aujourd'hui comme intéressants, l'auteur, Maurice Bedon, participe, en tant que collectionneur et historien local, à l'oeuvre jamais achevée de conservation du patrimoine vendéen.

  • Vers 1850, le développement de la confection et de la bonneterie rendirent accessibles pour toute la population paysanne les vêtements de coton et de laine. Après 1880, le bonnet de travail, réalisé en coton, porté légèrement en arrière, commença à découvrir les cheveux des femmes. Et pour les jours de fêtes, ces dames se paraient d'une coiffe de fine dentelle richement ouvragée. Dans les campagnes de Vendée, le début du XXe siècle est marqué par une extraordinaire diversité de styles. Selon les terroirs, dans le bocage, les marais ou le bord de mer, on porte la « cabanière », la « grisette » ou la « quichenotte », des bonnets matelassés, serre-tête, bonnets à pattes ou à brides, bonnets carrés et autres bonnets ronds. Dans les champs, les marais salants, sur la place d'un marché ou sur une plage, voici les Vendéens au début du XXe siècle. Ce sont nos aïeux que nous redécouvrons dans leur vie quotidienne, juste avant les grands bouleversements de la société française qui se produisirent après 1945. Bonne balade au coeur de la Vendée d'antan.

  • Après la victoire écrasante de l´Allemagne sur la France en 1871, 1914 marque le début d´un nouveau face à face pour les armées allemande et française. Une fois de plus, l´Allemagne a prévu d´écraser la France dans une guerre-éclair. Dès le mois d´août 1914, le sort des armes semble donner raison aux troupes du Kaiser. Mais l´extraordinaire résistance du soldat français, le légendaire poilu, déjoue les plans de l´ennemi. Des prémices au déclenchement lui-même, en terminant par les batailles qui formèrent ce qu´on appela la guerre de mouvement, Gilles Vauclair évoque la première année de la Grande Guerre à travers une série de documents iconographiques allemands et français pour la plupart inédits.

  • La truffe a connu son ge d'or, en production comme en vente, dans les premires dcennies du XXe sicle. C'est ce temps rvolu que nous prsente Francis Berger, l'aide de photographies et cartes postales anciennes. Chaque anne aprs le cavage, c'est--dire la rcolte, depuis les dernires semaines de novembre et jusqu'en mars, les marchs se succdaient, parfois chaque jour comme Terrasson o s'changeait un des plus forts tonnages. De Sarlat Salignac, de Nabirat Montignac et Thenon, particuliers et marchands se rencontraient autour de la perle noire, bien cache dans des paniers recouverts d'un linge blanc. On ngociait ferme, certes, mais en toute discrtion. Avant de retrouver la truffe dans tous ses tats en feuilletant ces pages, pourquoi ne pas vous munir de votre bton et de votre meilleur cochon, et partir sur une terre maigre et caillouteuse, l'ombre des chnes et des noisetiers ? La promesse d'une rcolte savoureuse n'est pas loin !

  • Chacun sait que la Provence subit un climat chaud et sec. La région n'est pas dépourvue d'eau, mais cette dernière manque, surtout en été, et devient la préoccupation majeure de ses habitants. Et pas seulement pour le pastis ! L'absence de pluies estivales, l'irrégularité et le faible débit des sources, l'inégale répartition des moyens ont contraint les hommes à trouver des solutions car, sans eau, il n'y a pas de vie possible. A la fin du XIXe siècle, avec la multiplication des fontaines et des lavoirs, les Provençaux lui ont rendu un culte renforcé par le poids des mots des écrivains et par la densité des images des cinéastes.
    A partir de plus de 200 cartes postales du début du XXe siècle, Henri Joannet célèbre ici, à sa façon, une quête permanente de l'eau qu'illustre le célèbre dicton local : « Eici, l'aigo es d'or ».

  • Le sud de la France recèle des richesses aux contrastes saisissants : d'un côté la Méditerranée, porte ouverte sur l'Orient, de l'autre l'Atlantique, océan sans fin. Entre les deux se dressent les Pyrénées et le Massif central, contrées hostiles au climat rude que sillonnent les chemins de pèlerinage. Sur ces territoires méridionaux, le Temple a connu un fort développement et laissé de nombreuses traces dans le paysage.
    L'association mâconnaise des Amis de l'Insolite nous invite à parcourir ensemble, grâce à une iconographie unique et inédite, ces terres autrefois placées sous la haute protection du Temple.

  • Le cheval a été le moteur de l´économie du XIXe siècle, au sens propre comme au sens figuré.
    L´homme lui doit une large part des progrès accomplis au cours de ce siècle : le cheval était partout, dans l´agriculture, le transport des personnes, l´industrie, les services intermédiaires les plus divers... Il a continué son bonhomme de chemin sur une partie du XXe siècle dans certains secteurs, mais l´arrivée du chemin de fer, puis celle du moteur à explosion, ont mis à mal sa suprématie.

  • Deuxième ville française par sa population, Marseille compte 111 quartiers répartis dans seize arrondissements. Après le succès du premier tome consacré aux 1er, 2e et 3e arrondissements, la visite des quartiers marseillais se poursuit. Ce sont cette fois les 4e, 5e, 6e et 7e arrondissements qui se dévoilent au fil des pages. Du quartier Saint-Victor, fondé par les Grecs, à celui de Notre-Dame, lieu d´une très ancienne dévotion médiévale, en passant par l´îlot d´If, à l´entrée du Vieux-Port, sur lequel trône une magnifique forteresse Renaissance, vous êtes encore au coeur historique de la ville. Mais en vous éloignant du centre, vous rencontrez des quartiers « neufs », ceux qui commencent leur extension au XVIIe siècle et la poursuivent, ou pour certains la commencent, lors du XIXe triomphant tels les Cinq Avenues, Lodi ou Baille. L´historien Michel Méténier et le collectionneur Fernand Revilla ont, une nouvelle fois, réuni leurs compétences pour vous présenter un recueil exceptionnel rassemblant plus de 170 cartes postales et documents anciens.

  • Déroulant ses gradins depuis les Alpes du Sud jusqu'à la Méditerranée, l'amphithéâtre provençal est une terre de soleil et de paysages variés qui séduit et accueille les hommes depuis toujours. Certains d'entre eux se sont distingués dans des domaines aussi divers que l'art, la culture, la religion, la politique, l'économie, l'armée. Natifs de la région ou en terre d'adoption, ils ont tous laissé un souvenir indélébile dans l'histoire de la Provence. Au fil des pages, Henri Joannet vous invite à découvrir en images ces personnalités hors du commun, connues ou moins connues, qui ont porté haut les couleurs du pays provençal.

  • Le département des Alpes-de-Haute-Provence était dénommé Basses-Alpes entre 1790 et 1970. La population, installée à 90 % dans l'agriculture à la fin du XVIIIe siècle, comptait moins de 10 % de paysans dans les années soixante-dix. Cette évolution, commune à bien d'autres départements, s'est doublée d'un fort dépeuplement car la terre était bien trop ingrate pour le nombre d'habitants qu'elle avait à nourrir.
    Ce changement d'appellation de notre département a donc accompagné le passage d'une société rurale en difficulté à une économie en forte croissance qui démarra dans les années soixante et à laquelle les Alpes-de-Haute-Provence participèrent.
    La noble intention qui anime ici Henri Joannet est de témoigner de cette évolution à l'aide d'une iconographie irremplaçable constituée de cartes postales anciennes. Ces magnifiques documents, ceux situés entre 1900 et 1914 ayant été privilégiés, offrent une juste et belle photographie de cette époque.

  • Exilé à l'île d'Elbe depuis juin 1814, Napoléon décide de reprendre les rênes du pouvoir. Le 1er mars 1815, il débarque sur la plage du golfe Juan avec un millier de soldats et relie Grenoble via Cannes, Grasse, Digne, Sisteron, Gap et Laffrey, parcourant 324 kilomètres en sept jours dans des conditions difficiles. « Volant de clocher en clocher », l'Aigle se pose aux Tuileries le 20 mars sans qu'une goutte de sang n'ait été versée. Cette épopée est l'une des sources de la légende napoléonienne. A partir de plus de 200 cartes postales anciennes et de vieux documents, Henri Joannet vous propose de suivre l'Empereur parmi les nombreux paysages traversés.

    Une véritable invitation à parcourir la Route Napoléon !

  • Longtemps introuvable et sans identité, le marais Nord Vendéen est confusément coincé entre l'Océan et la « Grand-Terre ». Les clichés de Jean Challet, réalisés entre 1952 et 1965, captent une réalité authentique mais déliquescente : un marais moins sec et moins arboré qu'il ne l'est de nos jours, des visages ridés aujourd'hui disparus. Le photographe donne à voir une humble réalité paysanne. Il le fait sans grandiloquence, sans dédain, avec un souci de vérité documentaire, avec surtout beaucoup d'émerveillement, de tendresse et de poésie. Dans ces pages, nous suivrons le photographe sur les chemins du marais, puis à la porte des bourrines avant d'y pénétrer pour saisir les gestes du quotidien. Il nous invitera ensuite à repartir jusqu'à la « capitale », Challans. Un des plus beaux et des plus touchants témoignages photographiques de ce terroir.

  • Au travers de photographies et de cartes postales anciennes, nous retrouvons une seconde fois Annonay pour une balade au fil de l'eau et à travers les rues de la ville.
    Le quotidien de toute une époque aujourd'hui révolue s'anime au travers de ce parcours. Annonay, capitale du cuir, prend ainsi ses atours de cité laborieuse. Le livre retrace les évolutions de ces activités avec le temps car les hommes ont su s'adapter et innover en créant de nouvelles industries.
    Par ailleurs, une très riche iconographie met en valeur l'histoire du logement, de nombreux événements locaux mais aussi les fêtes et loisirs des habitants.

  • Après le succès de ses deux ouvrages consacrés aux casernes militaires de France dans la première moitié du XXe siècle, l'auteur évoque celles de l'Alsace et de la Moselle, deux régions dont l'Histoire se partage entre l'Allemagne et la France. La grande majorité des casernes a été construite durant l'annexion de ces territoires par l'Empire allemand. Bon nombre d'entre elles sont encore visibles aujourd'hui : elles se distinguent des casernes françaises par un style particulier qui, pour l'époque, était très en avance dans le domaine sanitaire. Après 1918, même si ces casernes suffirent à l'hébergement des soldats français, quelques bâtiments destinés aux troupes servant la ligne Maginot et à la garde républicaine mobile furent construits. C'est donc cette histoire complexe et méconnue que nous allons découvrir ici, grâce à la carte postale ancienne.

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