Expositions 2021

Retrouvez ici les catalogues d'expositions de l'année 2021 !

  • L'ouvrage offre une promenade au coeur des jardins impressionnistes et nabis de 1860 à 1940.
    Le catalogue suit le cheminement de l'exposition, selon une approche thématique et chronologique des années 1860 aux années 1940 : une centaine de peintures, photographies, dessins et estampes explore la recherche de la nature en ville par les impressionnistes qui s'invitent dans les jardins de leurs proches, mais aussi comment les artistes des deux mouvances investissent les squares et jardins publics, autant de décors pour femmes liseuses, couseuses et songeuses, jusqu'au jardin luxuriant, prémices de l'Arcadie rêvée.

    Exposition "Côté jardin. De Monet à Bonnard" au Musée des impressionnismes Giverny du 19 mai au 1er novembre 2021.

  • L'exposition « Elles font l'abstraction » ambitionne d'écrire l'histoire des apports des artistes femmes à l'abstraction au XXème siècle, avec quelques incursions inédites dans le XIXème siècle.
    La plupart des expositions dévolues à l'histoire de l'art abstrait ont souvent minoré le rôle fondamental joué par les femmes dans le développement de cette tendance. Les dernières recherches qu'illustrent les nombreuses monographies et expositions thématiques récentes, permettent de réévaluer aujourd'hui l'importance de leur contribution, tout en questionnant les vieux schémas historiques.
    En se concentrant sur les parcours de ces artistes parfois injustement éclipsées, l'exposition propose d'écrire une autre histoire de l'art, élargie à la danse, aux arts appliqués, à la photographie, au cinéma et aux arts performatifs. Loin d'une simple compilation, l'exposition met en évidence les tournants décisifs qui ont marqué cette évolution, en évoquant aussi bien les recherches entreprises par les artistes, individuellement ou en groupe, que les expositions fondatrices.

  • L'exposition « Elles font l'abstraction » ambitionne d'écrire l'histoire des apports des artistes femmes à l'abstraction au XXème siècle, avec quelques incursions inédites dans le XIXème siècle.
    La plupart des expositions dévolues à l'histoire de l'art abstrait ont souvent minoré le rôle fondamental joué par les femmes dans le développement de cette tendance. Les dernières recherches qu'illustrent les nombreuses monographies et expositions thématiques récentes, permettent de réévaluer aujourd'hui l'importance de leur contribution, tout en questionnant les vieux schémas historiques.
    En se concentrant sur les parcours de ces artistes parfois injustement éclipsées, l'exposition propose d'écrire une autre histoire de l'art, élargie à la danse, aux arts appliqués, à la photographie, au cinéma et aux arts performatifs. Loin d'une simple compilation, l'exposition met en évidence les tournants décisifs qui ont marqué cette évolution, en évoquant aussi bien les recherches entreprises par les artistes, individuellement ou en groupe, que les expositions fondatrices.

  • Exposition organisée par le Musée national Gustave Moreau, du 12 février au 17 mai 2021 et le château de Waddesdon Manor (Buckinghamshire, Royaume-Uni) du 10 juin 2021 au 31 octobre 2021.
    L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884.
    Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine, sans autre commentaire.
    Le catalogue qui accompagne la présentation des oeuvres exposées explicite, de son côté, la genèse de cette extraordinaire série. La lecture de ces chefs-d'oeuvre de la littérature et la contemplation de ces chefs-d'oeuvre de l'aquarelle se su?sent ici à elles-mêmes et se passent de commentaire.

  • Comme la plupart des artistes de la modernité de la première moitié du XXe siècle qui s'installent dans la capitale, Raoul Dufy n'est pas, de naissance, un « Parisien de Paris ». Originaire du Havre, il quitte sa Normandie à l'âge de vingt-trois ans. Ses explorations le conduisent très vite à Montmartre, où il installe son atelier. Depuis le sommet de la Butte, il découvre le panorama parisien dont il transcrit, dès une première peinture de 1902, le moutonnement de la ligne des toitures et des cheminées, hérissé par les silhouettes des grands bâtiments et des célèbres monuments qui signent et signalent la spécificité de ce paysage urbain. Depuis des points de vue élevés, réels ou imaginaires, et jusqu'à la fin de sa vie, il déclinera sur tous les supports, pour tous les usages et destinations, et dans tous les formats, les infinies variations du Paris des années 1930, vu d'en haut.

    Like most of the modern artists in the first half of the twentieth century who settled in the capital, Raoul Dufy was not a 'Parisian of Paris' by birth. A native of Le Havre, he left Normandy at the age of twenty-three. His creative explorations soon led him to Montmartre where he set up his studio. From the heights of the Butte he discovered the panoramic views of Paris, and in an initial painting in 1902 he depicted the undulating outlines of the roofs and chimneys, broken up by the silhouettes of the major buildings and famous monuments that mark and characterise this urban landscape. From real or imagined elevated vantage points and until the end of his life, Dufy represented infinite variations of 1930s Paris seen from above on every type of support, for different purposes, and in every format.

  • Modernités suisses

    Collectif

  • Catalogue de l'exposition « Ex Africa » qui vise à montrer et à faire comprendre les relations qui existent aujourd'hui et depuis la fin du XXe siècle entre les arts contemporains et les arts africains anciens. Il s'agit d'en finir avec la notion de primitivisme telle qu'elle était énoncée en 1984 dans l'exposition « Primitivism » au MoMA et de montrer que les idées et les formes propres à ces arts sont aujourd'hui plus vivantes que jamais.

  • Ouvrage témoignage du peintre Paul Signac, et de l'exposition du musée Jacquemart-André.

  • Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition Hélène Marcoz dans les collections permanentes du Palais des Beaux-Arts de Lille. L'artiste cherche en photographie et en vidéo à tisser des liens entre regard, image, mémoire, lieu et temporalité. Dans chacune de ses photographies se décantent les impressions de plusieurs images, comme si chacune d'elle portait l'empreinte infime laissée par la précédente.
    La vidéo rejoue le même processus en l'inscrivant dans le mouvement. Avec Jean-Marie Dautel, chargé de conservation en photographie, Hélène Marcoz a imaginé faire dialoguer ses oeuvres avec celles du musée en portant une attention particulière à quelques grands genres de l'histoire de l'art, comme le paysage ou la nature morte. En parallèle, elle a réalisé au sein du musée une nouvelle série de photographies intitulée D'après.
    En questionnant les différences de temporalité entre la présence quasi immuable du tableau sur le mur du musée et le regard éphémère du visiteur qui le contemple, elle invite dans cette série à considérer le rapport intime à l'oeuvre, le temps passé, la proximité ou l'attitude physique. L'empreinte du visiteur sur le tableau nous amenant à nous interroger : qu'est-ce qu'une oeuvre sans un regard ?

  • Au cours des trois dernières décennies du XVIIIe siècle, une véritable fascination s'empara des élites d'Europe pour les découvertes extraordinaires révélées par les fouilles des cités enfouies, des tombes étrusques et des villas de l'Empire romain, en Italie. Le passé lointain resurgit brusquement dans le présent, et architecture, mobilier, objets du quotidien... furent réinventés à son image. Nul endroit en France n'incarna mieux cette révolution esthétique et culturelle que Rambouillet, domaine des chasses et refuge intime des cours de Louis XVI et de Napoléon Ier.
    Au printemps 2021, à Rambouillet, salons d'apparat, petits appartements et laiterie de la Reine vont renaître et se remeubler d'objets de fouilles, de maquettes et dessins du Grand Tour, de tableaux d'Hubert Robert, d'ensembles de mobilier et décors des XVIIIe et XIXe siècles de Jacob, Percier et Fontaine, de précieuses porcelaines de Sèvres et Wedgwood. Au travers des prêts du château de Versailles, de la Cité de la céramique de Sèvres, de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts, de la Bibliothèque des arts décoratifs et d'un certain nombre de collections privées, cette exposition va faire découvrir comment et pourquoi, à l'aube de l'ère moderne, la lointaine Antiquité captiva complètement l'imagination de ces souverains et de leur cour.

  • « Je me suis assis à ma table pour tenter d'écrire sur Yitzhak Rabin... » C'est ainsi qu'Amos Gitai revient, sous une forme poétique, sur son compagnonnage avec l'homme des accords d'Oslo et prix Nobel de la paix. Le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin est assassiné. Avec L'Arène du meurtre, Amos Gitai, architecte et bâtisseur de films, se saisit de ce drame : c'est la première étape d'un processus de création et de réinterprétation mêlant journal intime, archives et fiction, qui essaime ensuite dans une oeuvre multiforme. « La question qui émane de tout cela / est comment transposer / l'évènement historique qu'est le meurtre de Rabin / dans différents médiums / avec différentes dimensions / dans différents lieux et territoires... » L'exposition Amos Gitai / Yitzhak Rabin et cet ouvrage mettent au jour toutes les formes - cinéma, théâtre, expositions, installations... - mises en jeu par un artiste « embarqué » dans l'histoire de son temps.

  • Créée le 25 décembre 1799, la secrétairerie d'État impériale fut un organe vital de l'Empire, rouage incontournable d'une administration qui préparait les prises de décision de Napoléon Ier et dont les archives constituent aujourd'hui un véritable trésor iconographique. À l'occasion du bicentenaire de la mort de l'empereur, une exposition présentée aux Archives nationales rend accessibles ces documents figurés : plus de 100 plans, dessins, cartes, lettres et décrets parfois signés de la main de l'empereur, restaurés puis numérisés grâce à une souscription lancée en 2017 en partenariat avec la Fondation Napoléon, sont pour la première fois montrés au public et dans ces pages.
    Dessins de broderie, projets d'aérostats, plans techniques, cartes de départements et de régions, délimitations de territoires, projets de ponts et tracés de routes, schémas de fortifications, dessins d'architecture : des documents exceptionnels, finement exécutés, aux dimensions parfois impressionnantes (dans cet ouvrage, la carte hydrographique du Rhin est reproduite sur un dépliant de 6 pages), à découvrir pour leur intérêt tant historique que graphique et artistique. Sans nul doute ils sont le reflet des conquêtes impériales, qu'elles soient symboliques ou bien réelles, et nous dévoilent une partie méconnue du génie de Napoléon.

    2021 : bicentenaire de la mort de Napoléon Ier.

  • Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, du 27 mars au 27 juin 2021.
    Hippolyte (1809-1864), Paul (1811-1902) et Auguste (1804-1842) Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène artistique à Lyon au XIXe siècle. Des trois frères, Hippolyte est le plus célèbre.
    Élève préféré de Jean Auguste Dominique Ingres, il se distingue en tant que peintre d'histoire et par de grands décors. Il compte également parmi les portraitistes les plus recherchés de son temps. Son frère cadet, Paul, se consacre lui aussi à ce genre mais son domaine de prédilection est le paysage. Le plus âgé, Auguste, demeure le moins connu, en raison d'un décès prématuré.
    Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve dans ses collections un ensemble de près de deux-cent oeuvres des trois artistes, peintures, dessins, photographies, qui constitue une source de référence pour la connaissance de leur travail.
    Complété de nombreuses oeuvres provenant d'autres institutions et de collections privées, cet ouvrage s'attache à présenter ces trois artistes sous un jour inédit, à la lumière de récentes découvertes. Il s'articule en grandes thématiques - les autoportraits et portraits croisés, l'étude du modèle, l'histoire, le paysage, le portrait, le grand décor - qui chacune mettront en lumière un aspect du travail des trois artistes, en insistant sur la dimension essentielle de leur mutuelle et constante collaboration, qui constitue un aspect original de leurs créations.

  • L'exposition " United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 " est organisée par le Musée d'arts de Nantes, où elle sera présentée au public du 11 février au 23 mai 2021, et le Musée Fabre de Montpellier, où elle sera présentée du 3 juillet au 17 octobre. Le rôle de Paris comme capitale mondiale de l'art occidental depuis le 19e siècle est bien connu, et il est également considéré comme un fait établi que la Ville lumière perd cette prééminence après la Seconde Guerre mondiale au profit de New York.
    Pourtant, l'on sait également que de très nombreux artistes, peintres, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont séjourné à Paris après la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont installés en France définitivement.
    Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s'inscrire aux écoles d'arts et académies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudièrent à l'Ecole de Beaux-arts, tandis que d'autres fréquentèrent avec plus ou moins d'assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d'Ossip Zadkine.
    Ils venaient pour des raisons diverses : l'attrait culturel de Paris, ses musées et ses maîtres, l'attrait de l'Europe, l'aventure de vivre correctement et sans réelle contrainte grâce à la bourse, la recherche d'une plus grande liberté, l'envie d'être ailleurs, d'être à Paris comme sur une île. L'exposition explore cette intense présence et la manière dont elle a contribué à la redéfinition de l'art abstrait en France à un moment où la géographie mondiale de l'art était bouleversée.
    Elle est organisée en trois chapitres, qui se retrouveront également dans le catalogue. La première section, " Les autres de l'Art autre : les Américains autour de Michel Tapié ", examinera les oeuvres réunies par le critique Michel Tapié, que ce soit dans des expositions de groupe (comme Véhémences confrontées à la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l'informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la même année) ou dans des publications de la première moitié des années 1950.
    Ces événements constituent une passionnante tentative de rapprocher une série d'oeuvres abstraites en dehors de considérations nationales, mais autour des idées d'expressivité, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres américains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associés et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle.
    Le second chapitre, " Paris , une île pour les artistes américains ? ", regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouvèrent en France un lieu de liberté et de créativité, sans pour autant établir de liens forts avec les artistes français du groupe de l'abstraction lyrique, à l'exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle.
    Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale française comme un lieu stimulant pour la création mais néanmoins étrangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande échelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, " Nouvelles voies de l'abstraction géométrique : ombre, hasard, mouvement ", étudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs aînés comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (François Morellet), ont profondément renouvelé l'abstraction géométrique dans le Paris de l'après-guerre.

  • Promenade des Champs-Elysées, place Vendôme, Palais des glaces, hippodrome de Chantilly... Les gravures à l'eau-forte et à l'aquatinte en couleurs de Pierre Gatier nous invitent à entrer dans le sillage des élégantes Parisiennes de la Belle Époque et à les suivre sur les lieux de rendez-vous alors en vogue. Une attention toute paticulière est portée aux toilettes de ces dernières, des chapeaux jusqu'aux bottines. Aussi, l'ouvrage revient-il sur les liens qu'a entretenu l'artiste-graveur avec le couturier Jacques Doucet et avec la mode de son époque. Mais Pierre Gatier n'est pas que le peintre de la bonne société ; fils et petit-fils de marins, il s'est aussi intéressé à la mer et aux bateaux.
    1915-1918. La guerre marque une rupture dans l'oeuvre de Pierre Gatier. Les linoléums qu'il produit alors traduisent la dureté des temps. Ils contrastent stylistiquement et de manière radicale avec ses aquatintes en couleurs de la vie parisienne.
    Une nouvelle rupture marque à nouveau son oeuvre de l'après-guerre, avec l'adoption d'un style plus graphique, au burin et à la pointe sèche. Gatier grave alors exclusivement au trait et en noir, souvent en hachures parallèles. Il prend pour sujets des lieux parisiens, notamment de spectacles, et surtout des scènes rurales, des paysages du Val-d'Oise, de montagnes, ainsi que des marines.
    Nous partons à la découverte d'un artisan passionné, qui parvint à révéler toutes les potentialités expressives des différentes techniques de gravure qu'il aborda : aquatinte, eau-forte, linogravure, burin et pointe sèche.

  • Exposition organisée par le musée national de la Renaissance - château d'Ecouen, du 24 novembre 2020 au 12 avril 2021.

    Entre Paris et Chartres, l'oeuvre du sculpteur orléanais François Marchand participe d'un mouvement très important de renouveau de la commande religieuses par les communautés autour des années 1540.
    Cet ouvrage a pour objectif de faire le point sur la connaissance et la perception des oeuvres du sculpteur, en grande partie démantelée et dispersée depuis la Révolution, après des restaurations récentes et des reconstitutions.
    Les sculptures reflètent un processus de conception à plusieurs mains. Le sculpteur s'appuie sur des modèles dessinés ou gravés, voire sur des modèles sculptés et il faut faire la part entre son apport propre dans l'oeuvre et les éléments qu'il peut réutiliser ou qui lui sont soumis par le commanditaire.
    Plusieurs oeuvres posent aussi un problème de compréhension des sujets qu'elles représentent et obligent à s'interroger sur le sens et la finalité de ces commandes religieuses qui peut en partie être élucidé par la pratique liturgique et les souhaits des commanditaires Le catalogue met en relation les sculptures avec des estampes qui peuvent être une source directe ou témoigner d'un milieu artistique qui dispose de références partagées. Il pose aussi la question de la place du sculpteur Jean Goujon dans les innovations des années 1540 : l'invention d'un « classicisme » français dans la sculpture religieuse est souvent attribuée à ce sculpteur.

  • Andreas Müller-Pohle ; mers et rivières Nouv.

    Catalogue officiel de l'exposition Andreas Müller-Pohle. Mers et rivières du 10 février au 18 avril 2021 au Pavillon Populaire de la photographie de Montpellier.
    Figure centrale de l'avant-garde photographique européenne, l'allemand Andreas Müller-Pohle (1951-) est également l'éditeur de la prestigieuse revue European Photography, qu'il fonde en 1980, et qu'il dirige jusqu'à ce jour. Son travail artistique, d'abord très expérimental, s'est en permanence concentré sur le rôle et les conditions de création et de réception de la perception photographique. À partir du milieu des années 1990, il utilise et explore la photographie digitale. Ses séries autour de l'eau et son rôle écologique vital, commencées en 2005, offrent une vision lyrique aussi bien que critique de cette problématique environnementale majeure. Andreas Müller-Pohle met au point un mode de prise de vue original : il photographie mers et rivières « de l'intérieur », soit en s'immergeant sous l'eau, soit en photographiant au niveau de sa surface. Il donne ainsi à voir berges, côtes, environnement, leur état naturel ou l'altération que nos sociétés industrielles leur font subir, au travers de couleurs liquides. Le photographe se mêle, voire se confond avec le milieu photographié et en propose ainsi une perspective originale pleine de poésie.
    L'exposition et son catalogue présentent les trois projets réalisés par l'artiste, illustrant ce dispositif photographique, et les visions qui en découlent : « The Danube River Project » (2005-2006) ; « Hong Kong Waters » (2009- 2010) et « Kaunas upon the River » (2017).

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